Vous vivez sur une autre planète (= au-delà du périphérique) ? Vous venez d’emménager à Paris et observez avec effarement et fascination les mœurs des indigènes ? Ou bien, au contraire, vous êtes un autochtone de la « plus belle ville du monde », et revendiquez votre appartenance avec fierté (d’ailleurs très couleur locale, la fierté) ?
Bienvenue sur lesparisiens.net, le site du livre "Comment (ne pas) devenir parisien" ! Découvrez ici les conseils qui vous mèneront pas à pas (... ou pas) dans la peau du parfait habitant de la capitale française. De la façon de marcher à celle de s’habiller, des habitudes et attitudes au vocabulaire en passant par les travers et qualités, ainsi que les lieux où manger, sortir, faire semblant de sortir, boire un verre, draguer, shopper, traîner d’un air blasé (très couleur locale également, l’air blasé), apprenez tous les secrets des Parisiens, afin de mieux intégrer cette atterrante et merveilleuse espèce.
A noter, vous pouvez également utiliser ce site pour vous gausser d'eux sans vergogne. Personne ne vous en voudra.
Leçon après leçon, découvrez tous les charmes de la vie à Paris, et devenez-en vite addict !
Ou pas.
Bonne lecture ...
Important : aucun Parisien n’a été tué ou maltraité pour la réalisation de ce site (et du livre). Il reçoit d'ailleurs presque officiellement le soutien de la Mairie de Paris (nous ne leur en avons pas encore parlé, mais sommes confiants quant à leur accord). Merci de votre compréhension.
PARISIEN, MODE D'EMPLOI
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Écrit par Administrator
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Jeudi, 19 Avril 2012 11:59 |
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Le mariage, vénérable et noble institution, est hélas tombé en désuétude. En France, il est actuellement à son plus bas niveau depuis 1945 … C’est précisément pour cette raison que tout(e) Parisien(ne) raisonnable se doit de d’épouser l’élu(e) de son coeur, afin de ne pas suivre le mouvement général. Parisiens amoureux, unissez-vous ! Mais, évidemment, pas n’importe comment.
Kate Moss et Jamie Hince vous ont montré le chemin. Sofia Coppola et Thomas Mars (du groupe Phoenix) aussi. Mark Ronson et Josephine de la Baume ont également succombé (si vous n’avez aucune idée de qui ils sont, c’est normal - et peu importe). Pire : à l’heure où nous écrivons ces lignes, les Brangelina eux-même seraient tentés. Bref, si besoin était, le Parisien soucieux de sa brancherie sait depuis 2011 que son amour ne peut être couronné socialement que par un vrai mariage. Civil et/ou religieux, tradi ou rock’n roll, mais un mariage digne de ce nom, avec la famille, les amis, une belle robe, des demoiselles d’honneur et du champagne à flot. Do’s et Dont’s du mariage parisien, à vous de jouer.
Un mariage parisien … Forcément à Paris ?
S’épouser, oui, mais où ? Deux Parisiens souhaitant convoler en justes noces se posent un jour ou l’autre l’angoissante question. D’un côté, l’évidence de s’unir au coeur de leur ville fétiche, objet de leur véritable amour. De l’autre, l’avantage certain de s’échapper le temps d’un week-end avec toute leur clique. Sachez que malgré la rigueur habituelle du cahier des charges de la vie parisienne, tout est apparemment permis sur ce point ! On a vu en effet les plus parigots des fiancés opter pour l’une ou l’autre de ces solutions, sans que leur soit retiré leur permis de parisianisme. Alors selon vos envies et vos moyens, investissez votre chère cité, un mas de Provence ou un hôtel londonien, voire la maison de la grand-mère à Beyrouth, tant que vous faites ça bien.
Cela dit, s’il faut trancher, ce livre recommande tout de même le mariage made in Paris, ne serait-ce que pour afficher une mairie respectable sur le livret de famille qui, je le rappelle, vous suivra à vie (arrondissements 1, 3, 4, 11 et 18 fortement recommandés). Et puis, pensez un peu à l’avenir de vos enfants : pour eux, pouvoir dire “Mes parents se sont mariés dans le Marais / aux Abbesses / Place du Louvre”, plutôt que “Mes parents se sont unis à la salle des fêtes de Louvignac-les-Colchiques”, c’est tout de même un meilleur départ dans la vie, non ?
En cas de noces lutéciennes, bien sûr, ne nous faites pas honte : on oublie les péniches (réservées aux ploucs et aux touristes), les hôtels impersonnels (et ses salles de conférence pour pots de départs en retraite) et les “boites” ringardes (vous voyez très bien de quoi je parle, oui, vous, qui envisagez fourbement le VIP Room comme un vulgaire débutant). Préférez plutôt un bar branché si vous connaissez le patron (la liste est longue ...), un resto au décor de rêve (le Mini-Palais), un classique qui a fait ses preuves (la Maison Blanche), une salle tradi qui la joue Versailles (le Palais des Miroirs), un plan décalé et donc rock’n roll (lieu un peu underground du genre Bellevilloise ou Point Ephémère, pique-nique blanc sur le Champs de Mars...), ou, si vous êtes extrêmement riche et fou, un palace de star (oui, vous avez droit au Ritz). Merci.
Un “vrai” mariage : quels Do’s, quels Dont’s ?
Côté organisation, rassurez-vous, le cahier des charges est là encore assez open. Tant que vous restez dans les clous généraux du comportement parisien détaillé tout au long de ce livre. Autrement dit, manier avec doigté le classicisme (voire le démodé), le mixer avec l’audace, dans un savant et ironique mélange. Le tout, bien sûr, en en mettant plein la vue aux invités, que ce soit par votre look, le lieu de la fête, le menu, ou ... lesdits invités, justement.
Quelques Dont’s ? Il tombe sous le sens que la robe meringue est proscrite (vraiment, même au onzième degré, ça ne fonctionne pas), les sketchs “comiques” des témoins sévèrement punis par la loi, les “photographes spécialisés” censurés (tout comme leurs poses constipées et leurs flous hamiltoniens effrayants), les voitures obligatoirement privées de klaxon et de tulle, le “blog des mariés” (relatant par le menu toute l’année l’écoeurante préparation des noces) une incitation au meurtre, et les enfants, refoulés à l’entrée des festivités - on les tolérera à peine à l’église.
En revanche, on recommande les vieux (surtout ceux qui dansent), la pièce montée rococo (avec petits mariés en plastique au sommet si vous êtes vraiment facétieux), la jarretière, les alliances, le groupe de rock en live (récemment découvert par les médias si possible), et si vous êtes un minimum croyant et pratiquant (ce qui, hélas, arrive à des gens très bien), la belle cérémonie religieuse - quelle que soit la religion, mais juive, c’est le plus festif. Évidemment, tout ceci se fera sous les yeux d’un parterre d’invités plus hype tu te suicides - au besoin, si vous ne les connaissez pas personnellement, soudoyez-les.
Vous êtes tentés de faire “original” ou “contemporain” ? Gare aux immondes faux pas inspirés des célébrités (Mariah Carey étant notre papesse à tous), aux modes passagères (pyramide de whoopies en 2010), et autres brillantes trouvailles qui vous feront honte dans 5 ans. Investissez plutôt dans les fringues de créateurs (la robe pouvant être vintage ou de couleur vive pour marquer le coup), les alcools de pointe, un très joli carton d’invitation, le meilleur Dj parisien du moment, et une exquise idée de mini cadeau à distribuer à tous les invités. Un Parisien ne se déplaçant jamais pour rien.
Ah, et un dernier détail : si vous êtes gay, n’hésitez pas à organiser une vraie fête de mariage pour votre pacs, comme si de rien n’était. Certes, Paris n’a pas encore la maturité de New York sur le sujet, mais ce n’est pas pour autant qu’on va se gêner. Enfin, si vous êtes trans, sachez qu’en 2011, la mairie de la (très bobo) ville de Montreuil a marié deux femmes alors que l’une d’elle, transsexuelle, était encore un homme sur ses papiers. Seine Saint Denis Style, comme dirait Joey.
Dans la même catégorie :
ÊTRE PARISIEN(NE) ET CÉLIBATAIRE
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Mise à jour le Jeudi, 19 Avril 2012 13:41 |
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Écrit par Webmaster
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Lundi, 20 Février 2012 10:19 |
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"Comment (ne pas) devenir parisien", le livre, est de retour !
Dans cette nouvelle édition parue en février 2012, retrouvez tous les chapitres qui ont fait le succès des Parisiens, mais aussi des nouveautés, comme :
- Être parisien(ne) et fauché(e)
- Être parisien(ne) sur le Web
- Être parisien(ne) et se marier
- Être parisienne et enceinte
- Interview : le cas des branchés de province (par Les Bobos de Merde)
Ainsi que de toutes nouvelles adresses, dont des boutiques et des hôtels.
Pour le voir de plus près, c'est ici ou là, la revue de presse, par là. et ici, c'est la page Facebook avec des extraits en avant-première, des citations / anecdotes / actus sur Paris, et des gens qui ont l'air à peu près sympa.
Bonne lecture !
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Mise à jour le Vendredi, 24 Février 2012 16:58 |
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Écrit par Webmaster
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Lundi, 08 Février 2010 21:19 |
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On ne va pas se mentir : si vous souhaitez réellement obtenir votre passeport de la ville, vos semaines risquent d'être sévèrement chargées, compliquées, mouvementées, mais aussi, dieu merci, passionnantes et colorées. Du lundi au vendredi, découvrez tout ce qui fait le sel (et surtout le poivre) du quotidien des habitants de la Ville Lumière. Une fois de plus, bon courage.
Le Parisien, en semaine comme en week-end, a une règle majeure : surbooker son agenda jusqu'à ce qu'il explose. C’est la base de tout.
La journée parisienne se découpe en temps bien définis selon ses activités principales. Bien entendu, nous ferons ici des généralités sans prendre en compte certaines particularités (ex : si vous êtes commerçants, vous ne travaillez pas le lundi mais le samedi, si vous êtes femme au foyer, vous n'allez pas au boulot mais bossez comme une esclave à la maison, si vous êtes publicitaire, vous ne commencez pas vos journées à 8h30 mais à 11h, si vous êtes étudiants, vous ne commencez pas vos journées du tout, etc).
Le café du matin : une délicieuse tradition
En semaine, aussi cliché que cela puisse paraître, vous devrez absolument prendre un café dans un bistrot le matin. Avec ou sans croissant (les Parisiens font attention à leur ligne mais restent de fabuleux épicuriens), avec ou sans clope (ce qui en ce cas vous condamne à la terrasse, et c'est parfait), il est de bon ton de faire un stop entre chez vous et le bureau dans votre « café du coin » pour le premier contact de la journée avec votre ville chérie.
Lors de cet instant magique et privilégié, le mieux est d'être seul. Cela étant, vous avez parfaitement le droit de boire votre café du matin avec votre amour, vos amis ou - parisien à mort - un rendez-vous boulot. J'ai personnellement testé un paquet de "petits-dèjs" avec des attachés de presse, et apparemment, ça n'a rien d'étrange.
Bien entendu, pour faire couleur locale, vous y lirez le journal (Libé ou le Parisien, voire le Monde si vous souhaitez vous la jouer un peu) tout en consultant vos mails (sur iPhone ou Blackberry), et en regardant nonchalamment les passants - pour cela, vous aurez pris soin de vous placer soit en terrasse, soit tout proche de la vitre. Vous êtes motivé ? Alors à vous le sacro-saint zinc, le divin comptoir, bref, la Mecque du bar. Promis, avec un crème, un journal, un Blackberry et le comptoir, vous serez plus Parisien que Bertrand Delanoë lui-même. Bertrand qui d'ailleurs, pratique cette coutume tous les matins au bar en face de l'Hôtel de Ville, comme quoi dans ce bouquin je ne raconte pas que des absurdités sorties de mon cerveau malade.
La "journée au boulot" : une notion bien floue
Dans toute la France voire le monde entier, les gens vont au boulot dans la journée (sauf exceptions nocturnes et chômeurs). Comment le Parisien se distingue-t-il, alors, de ses pairs ... ? Facile : il choisit des métiers à l'agenda aléatoire ! Ne supportant pas la routine, la normalité, en un mot la banalité (et aussi, accessoirement, évitant de travailler en usine), le Parisien a su créer un paquet de métiers dits "créatifs" dont l'agenda ne répondait en rien à un pointage quotidien insupportable. Pour être un parfait Parisien, vous devrez donc choisir une profession en free-lance, où vous serez votre propre maître (et pourrez donc totalement choisir vos horaires), ou un métier flexible et virevoltant dans son emploi du temps. Par exemple : comédien, chanteuse, écrivain, peintre, danseuse, cinéaste, graphiste, producteur, politique, entrepreneur, directrice artistique, journaliste, webmaster ... Bref, tout ce que votre oncle (boucher dans l'Oise ou expert-comptable à Moulins) appelle des "métiers de feignants". Ce en quoi il se trompe, car à force de n'avoir ni horaire, ni séparation nette entre loisirs et travail, les Parisiens à métiers créatifs perdent la tête et travaillent en permanence. Je vous dis ça, je sais de quoi de parle, puisqu’on est dimanche, qu’il est 13h17 et que je turbine sur ce livre comme un hamster dans sa roue pendant que les gens normaux se baladent au soleil. Tout va bien.
Vos journées, avec ces métiers, auront donc des horaires étranges, mais seront tout de même ultra remplies. Commencer à bosser tard veut dire finir tard, ne rien avoir de fixe veut dire être ultra disponible, et si vous travaillez où vous voulez, vous jonglerez entre chez vous, un local de boulot, des cafés et 17 rendez-vous différents (dont deux déjeuners) dans la journée. Ou la soirée ...
La soirée parisienne : un marathon divertissant
Après cette journée floue mais éreintante, loin de vous l'idée d'aller vous faire tranquillou un plateau télé avec votre amoureux(se) pour ensuite vous coucher béatement à 22h. Laissez-moi rigoler. Le soir, petits veinards, votre seconde journée commence ! Et je ne parle même pas de celle qui concerne votre maison et vos enfants.
Après le travail, vous allez, dans le désordre : vous faire un vernissage, rejoindre des amis à un apéro, vous coltiner un dîner de boulot et/ou d'amis (souvent, les Parisiens mélangent les deux, comme dans la journée, il n'y a pas vraiment de frontière), faire des retouches sur un travail, prendre un verre avec une copine, aller voir le dernier Tarantino, passer au lancement du roman de votre ami d'enfance, transpirer au concert du groupe de votre ex, enfiler des coupes dans votre club favori, draguer, vous faire draguer, faire l'amour et/ou vous disputer avec votre chéri(e), mater un ou deux épisodes de Big Bang Theory, lire quelques pages d'un super bouquin ... Liste non exhaustive. Je suis fatiguée rien que de l'avoir écrite.

Bon à savoir : les jours-types
Attention, apprentis Parisiens ! Lors de votre semaine locale, même si vous avez compris pouvoir tout faire à foison, sachez qu'il y a quelques règles à respecter, des "do's" et "dont's" selon les jours de la semaine. Démonstration.
- Le lundi et le mardi, contrairement à ce qu’on nous enseigne depuis l’enfance, sont des jours merveilleux. En effet, plus ou moins reposé de son week-end (car le samedi soir, à Paris, on ne sort pas), le Parisien est presque frais et dispo, et sait, surtout, que ces deux premiers soirs de la semaine sont riches en évènements de connaisseur. Car oui, le lundi et le mardi soirs, aussi surprenant que cela puisse paraître à la plèbe, ce sont les meilleurs soirs pour sortir à la parisienne, tout en hypitude et délicatesse ! Généralement, ce sont ces jours-là qu'auront lieu des lancements de clubs (comme le Scopitone en octobre dernier), des avants premières de cinéma (le mardi), des concerts de jeunes groupes prometteurs (au Baron le lundi), du clubbing calme entre vrais habitués (tous les clubs branchés ouvrent en début de semaine et y passent leur meilleure musique), ou même des évènements majeurs (lancement de la tequila Blitz au Cercle) ... Il flotte ces soirs-là une ambiance détendue que partagent les experts avec délectation.
- Le mercredi est un jour plutôt facile à maîtriser, puisque vous pouvez y faire pas mal de choses (dîners entre amis, clubbing, théâtre, restos en amoureux, vernissages de la Fiac ou Paris Photo, etc). Sauf une, formellement interdite : le cinéma. Et oui malheureux, c'est le jour de sorties des films ! Il est donc totalement plouc d'aller au ciné ce soir-là, sous peine de ressembler au commun des mortels et de faire la queue comme des sardines dans des salles vulgairement peuplées. Bien entendu, vous avez le droit, en revanche, d'aller voir la première séance de la journée à 11h du matin : là, non seulement c'est différent, mais en plus, c'est assez classe ("Le dernier Lynch qui sort ce soir ? Ah non, désolée, je l'ai vu ce matin"). Enfin, c'est du moins le dernier recours si vous n'avez pas vu ledit film en avant-première ou en projection privée et/ou presse.
- Le jeudi, c'est l'infarctus-day ! Jour le plus fou de la semaine, le jeudi est généralement surchargé de vernissages, apéros et soirées en tous genres. Les clubs proposent des millions de fêtes (Djs déments, thèmes dingues, évènements surplanétaires type "Le Bal des Vampires" pour les 5 ans du Baron), les galeries se trémoussent en tous sens pour leur openings d'expos, les bars se démènent pour vous attirer en première partie de soirée comme s'ils étaient soudainement devenus des clubs ... Un conseil : évitez soigneusement d'organiser des dîners ce jour-là, même par provocation branchouille. Les gens seront très embêtés de venir au vu de tout ce qu'ils pourraient potentiellement rater, et pourraient vous planter. Deuxième conseil : préparez soigneusement votre feuille de route pour la soirée. Passer d'un vernissage à l'opening d'une boutique pour ensuite enchaîner sur un évènement arty puis deux soirées clubbing plus un anniversaire, ça peut vite devenir compliqué. Mais bon, que voulez-vous, c'est jeudi, c'est la folie.
- Le vendredi est un jour assez bâtard. A cheval sur la semaine et le week-end, on ne sait jamais s'il faut ou non sortir ce soir-là. Généralement, on est déchiqueté par le travail effectué durant la semaine, combiné à toutes les soirées (l'usage étant de sortir 3 soir sur les 4). De plus, si vous avez bien joué votre jeudi soir, vous avez dormi deux heures et envie de vomir au moindre déplacement de votre pauvre tête. Et la fatigue n'est pas le seul problème : sans être aussi ringard que le samedi, le vendredi soir souffre d'une image un peu attendue pour tout ce qui est des sorties. Genre : "C'est férié demain, donc grosse teuf ce soir". Vous connaissez les paradoxes snobisants du Parisien. Si toute la France est tentée de sortir le vendredi, il sera forcément tenté de ne pas le faire. Ce soir-là, préférez donc : un apéro qui dure des heures en terrasse avec votre meilleur ami, une soirée ciné en couple, un dîner en famille. Ca fait du bien, hein ... ?
- Le samedi, c’est repos. Contrairement à tous ces quidams qui la jouent « Saturday night fever » dans le monde entier, les Parisiens ne sortent JAMAIS le samedi. Ils bossent, se reposent, boivent des cafés, font du shopping, voient enfin leurs enfants, traînent au lit, et le soir, c’est dîner pépère, en couple ou entre amis, voire DVD en solitaire. Ils peuvent aussi partir en week-end, bien sûr. En tous les cas, le samedi est un jour où les névroses se reposent, les impératifs aussi, et peut-être le seul de la semaine où les Parisiens s’écoutent et se laissent aller.
Voilà, vous êtes parés pour votre semaine.
Et pour savoir quoi faire le dimanche, c'est ici.
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Mise à jour le Lundi, 08 Février 2010 21:39 |
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Écrit par Webmaster
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Lundi, 18 Janvier 2010 10:34 |
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Ah, le look des Parisien(ne)s ... La semaine dernière, nous avons brossé à grands traits les généralités modesques de la Parisienne de base (voir ici). Aujourd'hui, étudions de plus près ses looks types, ainsi que ceux de son homme. Stay on the scene, like a fashion machine.
Réalisé en collaboration avec Johanna Postillon, styliste et journaliste mode.
LA PARISIENNE DU XXI° SIÈCLE :
BOBO, BCBG, ROCK, TROIS TENDANCES LOURDES
Si des centaines de looks existent, plus ou moins heureux (punk, emo, gothique, no-look, néo-baba, alter, girly, androgyne, fluokid, ultra preppy ...), trois grandes familles de styles se disputent le haut du pavé parisien. Sachant que certaines petites malines - suivez mon regard - valsent joyeusement entre les trois selon leur humeur et l'occasion.
- La Bobo, notre clodotte de luxe
Insupportablement galvaudée et employée à toutes les sauces, la notion de "bourgeois-bohème" a pourtant diablement sa place dans la ville lumière. La Bobo parigote, plutôt localisée dans le centre de Paris (2e, 3e, 4e) ainsi qu'à St Germain, Valmy, Bastille et Montreuil, aime les "belles matières qui ont vécu". Patinées bien que neuves, anciennes bien que coûtant un bras, ses fringues sont comme des oripeaux de luxe, criant au monde son amour de l'Histoire, son immense culture, son attachement au passé. C'est d'ailleurs pour ça que la bobo aime la vaisselle en bois qui coûte un oeil ou les bars faussement vieillots et branchés à mort (Jeannette, La Perle). Ses godillots usés lui ont coûté 600 € chez Zadig & Voltaire (photo), son mini-pull tricoté par mamie vient de la dernière collection Isabelle Marant, et elle donnerait son âme contre un shopping illimité chez Martin Margiela. Offrez-lui un gros bonnet Dior et elle vous épousera.
- La BCBG, classique et classieuse
Bon chic bon genre ou beau cul belle gueule, la BCBG parisienne est un trésor de la capitale. Nous ne rentrerons pas dans le cliché naphtaliné de la mère de famille catho à serre-tête en velours et veste matelassée, puisque nous traitons dans ce livre des Parisiens un tant soit peu dans le coup. Nos BCBG à nous se croisent dans le 16e bien sûr, le 7e, le 6e et Neuilly. Elles sont évidemment classiques, mais lisent le ELLE, Vogue et L'Officiel religieusement. Elles adorent la mode et traduisent cette passion par des virées chez Dior, Yves Saint Laurent ou Chanel quand elles sont riches, ou Maje, Paul & Joe ou Sandro quand elles le sont un peu moins (et qu'elles sont jeunes). Pour se rendre chez le coiffeur (le plus souvent possible) ou en shopping (idem), elles prennent leur Mini, enfilent quelques kilos d'or et portent leur dernier sac Bottega Venetta (photo). Coup de bol ou génétique, elles sont souvent jolies, et ont appris très tôt à prendre soin d'elles. Des petits bijoux, donc.
- La glam' Rock, ou l'élégance sauvage
Ma préférée. Depuis quelques années, elle envahit Paris sans faiblir. Parisienne avant tout, elle garde les principes de base avec son slim et ses ballerines, sa "propreté" et ses goûts de luxe, mais trashe un peu le tout avec son perfecto (photo), quelques coups de canif dans le jean, une ou deux chaînes et une coiffure "je sors du lit". Elle aime les bottes de motarde, les t-shirts loose dégoulinants, les collants flashy sous une mini ou un short, et trimballe toujours une besace oversize. Son maquillage est fort : smoky eyes chargées ou bouche rouge, elle gère l'équilibre. Sur ses cheveux longs et raides, souvent frangés, elle aime poser des chapeaux d'homme. Ses boutiques préférées sont autant Zara et H&M que The Kooples ou Noir Kennedy. Pour le luxe, c'est Givenchy et Balmain. Elle aime aussi les t-shirts de groupes de rock mais fait bien gaffe à ne pas tomber dans le cliché.
◊ LE PARISIEN, LOOKÉ MAIS MOINS BARRÉ
Parce que l'Humanité est ainsi faite, le Parisien est bien moins psychopathe du placard que sa femme. Enfin, en général. Même si, avouons-le, on trouve à Paris la plus grande concentration française de garçons attentifs à leur look. Parce qu'ils bossent dans la mode, le cinéma ou le spectacle, parce qu'ils sont dandy, séducteurs ou gays, parce qu'ils sont contaminés par l'ambiance modasse qui plane sur la Ville, ils seront plus souvent attentifs à la marque de leur chemise que leurs cousins de Besançon, Arles ou Limoges.
D'une manière, générale, les hommes voient les fringues comme des uniformes, à adopter selon les circonstances : le costard pour le bureau (avec ses éternelles chaussures Church), l'uniforme jean+t-shirt pour les loisirs, le survêt' pour le bricolage, le short pour le running, etc. Les Parisiens n'échappent pas bien évidemment à cette règle. Mais cela ne les empêchent pas de choisir leur camp selon leurs préférences.
Voici quelques catégories de looks de Parisiens qui sévissent dans la capitale. Vous remarquerez qu'elles sont apparentées aux catégories des Parisiennes, comme quoi, parfois, la vie est bien faite. Et du coup, leurs enfants suivent.
- Le Bobo, un homme à adopter
Vous le croiserez dans le Marais (version hétéro), à Montreuil ou même rive gauche. Fan des matières douces et intemporelles, le Bobo aime le velours, le coton usé, le cachemire. Ses couleurs préférées sont terriennes (marron, gris, blanc, kaki), il abhorre le bling-bling, et adore se lover dans un grand pull tout doux sur un vieux jean confortable (et impeccablement coupé, généralement Levi's). Il aime les t-shirts de marque américaine (Abercrombie, photo)), les chemises Kenzo (vive les fleurs), adore le commerce équitable (ou les polos en coton bio), ose le pantalon en velours côtelé et arpente la ville en Clarks, Veja ou Converse. Une grande écharpe, des bretelles, voire un béret : sur lui, le look papy est transformé par des coupes près du corps et un certain sens de la mode qui le rendent ultra sexy. Même si, bien sûr, il est persuadé de "n'y rien connaître".
- Le BCBG, classique mais irrésistible
Un modèle que vous verrez surtout, évidemment, dans le 16e ou à Neuilly. Eternellement couvert de son trench noir, fatigué du costard Lanvin ou Smalto (qu'il est obligé de porter toute la semaine), notre Parisien bourgeois ne s'intéresse absolument pas à la mode et a fixé une fois pour toutes son look il y a dix ans, le même que ses potes : un jean (Dior ou Diesel), un t-shirt simple (American Apparel ou Zadig & Voltaire), un pull col V ou à capuche (parce qu'il est jeune dans sa tête), des baskets clean (Dior / photo, Gola ou Coq Sportif), et son sacro-saint cheich (qu'il ose parfois en couleur vive, tout fou qu'il est). Dans son placard traînent évidemment une veste militaire et un maillot de bain Villebrequin. S'il n'a aucune imagination mode et ressemble à tous ses clones, le BCBG n'a pas besoin de faire d'effort : tout comme la Parisienne de base en trench, slim et ballerines, il reste élégant dans sa sobriété, et fera toujours craquer sa voisine. C'est dans leurs gènes.
- Le rocker, à croquer
Tout comme sa copine rockeuse, le rocker s'est particulièrement épanoui ces dernières années. Si sa panoplie de base comporte évidemment quelques vieux jeans, deux blousons de cuir et des bottes motardes ou santiags, il peut évoluer entre différents looks. Par exemple, le dandy-rockeur aimera les bagues (têtes de mort en argent / photo), les mini cravates et les jeans très près du corps, voire la moustache et les chapeaux, pour osciller entre punk et classicisme. Le rockeur underground, lui, fera plutôt partie de la tribu chemise à carreaux + barbe explosive. Dans tous les cas, contrairement aux BCBG, ils prendront grand soin de leur look et adoreront faire du shopping (sans trop le dire, bien sûr). Leur délicieuse virilité s'épanouira chez The Kooples, Noir Kennedy, les friperies (avec Kiliwatch en tête) et Zara. Leurs cheveux seront toujours foufous.
Bref, "Paris, capitale de la mode", comme disent ces doux rêveurs d'Américains.
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Mise à jour le Lundi, 18 Janvier 2010 11:18 |
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Écrit par Webmaster
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Mercredi, 06 Janvier 2010 10:48 |
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On a beaucoup écrit sur "Paris, capitale de la mode", ou sur le "chic inimitable des Parisiennes". Pourtant, sorti du cliché improbable de la riche modeuse de l'avenue Montaigne, ne reflétant pas vraiment la réalité, une question nous taraude : comment s'habillent les Parisiens, et bien sûr, les Parisiennes ... ? Voyage au bout de l'armoire, en trois parties. Aujourd'hui, les généralités côté filles. Nous verrons la semaine prochaine leurs looks types (bobo, bcbg et rock), puis les looks des mâles. Du lourd, donc.
Réalisé en collaboration avec Johanna Postillon, styliste et journaliste mode.
Dis-moi comment tu te vêts, et je te dirai qui tu es. Ou plutôt, qui tu veux être. A Paris comme ailleurs, la diversité vestimentaire est de mise, mais il existe quelques grandes familles incontournables de looks, qui s'affrontent sans merci dans les rues telles les Jets et les Sharks dans West Side Story. Principes de base, catégories, do's et dont's, marques incontournables : découvrez les arcanes des dressings locaux, pour le meilleur et pour le pire.
Par logique plus que par galanterie, nous commencerons par nous occuper du cas féminin. Dans notre chère capitale, truffée de boutiques tentatrices, agitée régulièrement par la fashion week, arpentée par des minettes en stilettos, forcément, une certaine frénésie vestimentaire électrise les filles.
- Principes de base : élégance, chic et sobriété
S'il n'existe pas une mais plusieurs Parisiennes au niveau du look, nous pouvons brosser cependant le portrait de la locale de base, en dégageant ses principales caractéristiques, qui la différencient de ses soeurs Françaises ou étrangères.
Ce n'est pas un mythe, la Parisienne est généralement élégante. Chic, et classique. Un peu trop d'ailleurs : contrairement à ses cousines de la côte d'Azur ou ses copines londoniennes, elle ne prend jamais de risque, ne se lance pas, ne traverse jamais en dehors des clous de la mode, sauf - un peu - pour sortir. Cette prudence est le pendant de son regard acéré, qui juge le look des autres avec la clémence d'un faucon affamé.
Elle pousse l'élégance jusque dans sa manière d'être, de se tenir, de parler, et bien sûr de porter le vêtement. Un peu coincée, oui, c'est vrai. Mais ça fait partie du packaging.
Au quotidien, elle porte un jean (slim de préférence), des ballerines ou des escarpins simples, une chemise blanche près du corps ou un pull en cachemire fin, un trench et un sac oversize. Ses couleurs sont neutres : noir, gris, blanc, beige, bleu marine, kaki. Elle n'est pas trop maquillée et ses cheveux sont savamment coiffés-décoiffés ( = j'ai un chignon brouillon soi-disant fait à la va-vite qui m'a en fait pris dix minutes devant la glace avec moult contorsions). Dans sa penderie traîne toujours une belle veste, un pantalon tailleur, une robe sexy mais pas vulgaire, et de la lingerie divine. Elle a la classe, en somme.

Pour devenir une vraie Parisienne du dressing, il existe 10 do's et 10 don'ts à respecter. Simples, je vous rassure, mais attention, vous n'aurez pas le droit à l'erreur - sous peine d'extradition fashion.
◊◊◊ LES DO'S DU LOOK DE LA PARISIENNE :
1. Vénérer les basiques (couleurs neutres, coupes intemporelles, qualité au top)
2. Suivre la mode, mais avec modération (= pas tous les impératifs de la saison, plutôt deux ou trois items soigneusement choisis)
3. Savoir shopper chic chez des marques bon marché ( = vestes élégantes chez Zara, lingerie dentelle chez Monoprix, collections Jimmy Choo ou Lagerfeld chez H&M ...)
4. Vouer un culte aux chaussures (un des seuls éléments du look où la Parisienne se lâche : hauteurs vertigineuses, couleurs flashy, motifs dingues)
5. Ne jamais, jamais être prise en défaut de look (même pour aller à la boulangerie le dimanche matin)
6. Faire collection des "petites robes noires" (meilleures amies des Parisiennes - ce n'est pas une légende)
7. Au cours de sa vie, acquérir quelques pièces hors de prix à transmettre à sa fille (un sac Chanel, des Louboutin ...)
8. Savoir coudre, tricoter, broder (la Parisienne n'hésite pas à jouer les petites mains pour se concocter des vêtements bien à elle)
9. Oser parfois une pièce excentrique (limite vulgaire, et oui), à condition de la marier avec un look ultra sobre
10. Avoir toujours des cheveux impeccables (la coiffure est la première parure d'une femme, dixit mon arrière grand-mère)
◊◊◊ LES DONT'S DU LOOK DE LA PARISIENNE :
1. Les ongles trop longs (Dieu vous préserve particulièrement de la très longue french manucure), les bijoux d’ongles
2. Le sexy dégoulinant (mini jupe + décolleté + cuissardes + maquillage excessif)
3. Les vêtements trop moulants
4. Les bijoux de sac ou de téléphone portable, les motifs enfantins (Hello Kitty)
5. Le balayage mal fait (comme si vos cheveux étaient rayés par Paul Smith lui-même), les mèches de couleur
6. Les matières cheap (synthétique, lycra ...)
7. L'affichage de marques ultra bling-bling (D&G, monogramme Vuitton ...), ou les t-shirts à message premier degré ("I'm the best")
8. L'accent "caillera" (pensez à My Fair Lady : même Audrey Hepburn a appris à parler élégamment)
9. Le jean taille basse avec un string ficelle qui dépasse (une évidence, mais il faut toujours le rappeler), les piercings (ringard)
10. Le clonage (à trop lire les magazines, on oublie ses goûts - et ça vaut aussi pour tout ce qui est écrit ici, je ne vous le cache pas)
Rendez-vous la semaine prochaine pour la suite de ce sujet look :
PART 2 : BOBO, BCBG OU ROCK, les 3 looks de la Parisienne
PART 3 : Les looks du Parisien mâle
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Mise à jour le Mercredi, 06 Janvier 2010 12:20 |
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Le livre

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L'auteur
Caroline Rochet est journaliste au magazine Marie Claire. Spécialiste des questions de société et chroniqueuse des pages « Paris », elle a également tenu une rubrique sur Saywho.fr, le site des nuits parisiennes, et s’occupe aujourd’hui des bonnes adresses de la capitale sur le site Marieclaire.fr. À la fois passionnée et épouvantée par sa ville, elle assume totalement sa schizophrénie et s’avoue fascinée par ses compatriotes. Ce livre est le fruit de trente ans d’étude intense et de rencontres improbables, vécues jour et nuit dans l’autre ville qui ne dort jamais.
Son CV ici
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