POURQUOI CE SITE
Vous vivez sur une autre planète (= au-delà du périphérique) ? Vous venez d’emménager à Paris et observez avec effarement et fascination les mœurs des indigènes ? Ou bien, au contraire, vous êtes un autochtone de la « plus belle ville du monde », et revendiquez votre appartenance avec fierté (d’ailleurs très couleur locale, la fierté) ?
Bienvenue sur lesparisiens.net ! Découvrez dans ce blog les conseils qui vous mèneront pas à pas (... ou pas) dans la peau du parfait habitant de la capitale française. De la façon de marcher à celle de s’habiller, des habitudes et attitudes au vocabulaire en passant par les travers et qualités, ainsi que les lieux où manger, sortir, faire semblant de sortir, , boire un verre, draguer, shopper, traîner d’un air blasé (très couleur locale également, l’air blasé), apprenez tous les secrets des Parisiens, afin de mieux intégrer cette atterrante et merveilleuse espèce.
A noter, vous pouvez également utiliser ce site pour vous gausser d'eux sans vergogne. Personne ne vous en voudra.
Leçon après leçon, semaine après semaine, découvrez tous les charmes de la vie à Paris, et devenez-en vite addict !
Ou pas.
Bonne lecture ...
Important : aucun Parisien n’a été tué ou maltraité pour la réalisation de ce blog. Il reçoit d'ailleurs presque officiellement le soutien de la Mairie de Paris (nous ne leur en avons pas encore parlé, mais sommes confiants quant à leur accord). Merci de votre compréhension.
PARISIEN, MODE D'EMPLOI
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Écrit par Webmaster
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Jeudi, 24 Décembre 2009 10:23 |
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Sans égaler Rome, Paris est tout de même une sacrée ville à scoots et motos. Ultra pratique, méga dangereux et merveilleusement addictif, le deux-roues peut devenir l'un de vos meilleurs atouts pour être un(e) parfait(e) Parisien(ne) pur jus. Domptez-le sans attendre !
De la vieille Vespa à la Triumph Daytona 675, du bébé scoot au gros MP3, de Yamaha à Piaggio en passant par Harley, notre chère Ville Lumière regorge de deux-roues motorisés qui s'agitent et bourdonnent gaiement telles des abeilles à la ruche. Tentant, ce mode de déplacement permet d'éviter - en partie - les classiques problèmes du conducteur de voiture : embouteillages, parkings, camion des poubelles bloquant la rue pendant une plombe ... Il permet également d'éviter la RATP (ce qui parfois, n'est pas un mal) et les taxis (ce qui n'est jamais un mal). Et donne à son propriétaire une autonomie, une liberté et un gain de temps proprement fantastiques. Certes, c'est extrêmement dangereux. Généralement, plus on a d'expérience, moins on roule vite (ou bourré). Quoiqu'il en soit, le deux-roues local, très souvent adopté par les vrais amoureux de Paris, n'a rien à voir avec son cousin des champs : apprenez donc toutes les ficelles de cet étrange animal parisien, afin de le chevaucher fièrement intra-muros.
Quel modèle choisir pour être un bon biker parisien ?
La bonne nouvelle, de ce côté-là, c'est que presque tout est possible. Avec ou sans permis voiture, avec ou sans permis moto, avec ou sans expérience, avec ou sans beau design, avec ou sans neurone, vous pouvez toujours trouver chaussure à votre roue.
- Côté motos :
Bien sûr, on ne va pas se mentir, vous êtes - je vous le rappelle ! - à PARIS. Donc vous évitez les deux roues ploucs, bourrins ou en plastique jaune, un minimum d'élégance était tout de même requis. Si vous êtes un homme viril, vous adorez les belles motos qui en ont sous le capot, mais gardez une certaine sobriété (pitié, surtout pas de bike de cross aux couleurs vives, blouson en cuir bariolé et casque assortis). Les belles BMW, par exemple noir mat, sont parfaitement dans le mood de la ville. Les V-Max aussi, parce que ça fait vintage.
- Côté scoots :
Si vous faites plutôt partie des Parisiens minets, rockers, écrivains, journalistes ou pubards, la bonne vieille Vespa tenant toujours le haut du pavé du style, vous pouvez choisir l'un de ses modèles les yeux fermés (rouvrez-les juste pour conduire). D'une manière générale, les 50 cm3 sont à éviter : trop petits, trop lents (et donc plus dangereux), un peu petite frappe. Sauf quand on s'appelle Arthur H (là, c'est autorisé).
Les 125 sont beaucoup plus acceptables. Piaggio, Yamaha ou Honda étant les marques les plus sûres. À noter : actuellement dans Paris, la hypitude totale est au MP3, ce gros scoot à trois roues (les deux roues étant devant, hein, pas derrière, on n'est pas en maternelle). Très sécurisants, bien dessinés, ils permettent de faire les farauds en ne posant jamais le pied par terre, et cartonnent actuellement chez les jeunes branchés. Bon, ils coûtent un bras, mais ça c'est Paris, vous le savez bien maintenant.
Où garer son deux-roues à Paris ?
Épineux problème. Le top du top, c'est évidemment de se trouver un emplacement sur parking deux roues (très bien faits, et de plus en plus nombreux). Ce qui n'est pas facile. La municipalité fait des efforts, mais n’y a aujourd’hui que 36.000 places de stationnement pour les 110.000 deux-roues motorisés dans la ville. À une époque, on pouvait se garer sur les trottoirs pour pallier le problème (à condition de ne pas gêner le passage bien entendu), mais en 2003, la règle a changé. Du coup, le nombre de contraventions pour stationnement sur les trottoirs a augmenté de 364 % entre 2003 et 2006 ... ! Je crois y avoir beaucoup contribué.
Alors, quand on ne trouve pas de place sur un parking deux roues (qui sont vite plein), où se garer ?
Vous avez le choix entre :
- Un parking perso : Si vous avez la chance d'en avoir un avec votre appart ou votre maison, c'est super. Enfin je vous dis ça ... Mon deuxième scoot s'est fait voler dans un parking souterrain privé, accessible par carte, et enfermé dans un box cadenassé. Mais je ne suis pas un bon exemple.
- Le parking du bureau : Si vous travaillez en entreprise, n'hésitez pas à garer votre scooter dans le parking de la boite si vous le pouvez. Enfin je vous dis ça ... Moi, à part l'hiver ou quand il pleut, j'ai trop la flemme, je le laisse dehors. Mais je ne suis pas un bon exemple.
- Le parking payant : Alors là, je dis non, je m'insurge et je crie. En bas de chez moi, il existe un parking qui propose le tarif suivant par mois : 255 € pour les voitures, 150 € pour les deux roues. Pardon mais je ne suis pas milliardaire. Mais je ne suis pas un bon exemple.
- Le trottoir : 35 € d'amende. Les flics passent toutes les trois minutes. C'est vous qui voyez. Personnellement, je pratique assez. Mais je ne suis pas un bon exemple.
- Les emplacements voiture : Souvent, il reste un espace suffisant entre deux voitures pour pouvoir y glisser son deux roues sans gêner leur sortie. Souvent, on a trop envie de se mettre là, parce que c'est pratique, joli, facile. Mauvaise nouvelle : en vous garant là, vous pouvez 1. Ecoper d’une amende (ça dépend des pervenches, certains vous verbalisent, d'autres non, il n'y a aucune logique), 2. Vous faire renverser votre scooter (par l'automobiliste énervé qui veut se mettre là), 3. Retrouver votre moto sur le trottoir (des automobilistes se sont dit que vous seriez mieux là). Bref, ce n'est pas une super idée. Personnellement, je le fais tout le temps. Mais je ne suis pas un bon exemple.
Comment conduire « à la parisienne » en deux roues ?
Un peu comme pour les automobilistes, le motard ou scoot man parisien se doit de respecter quelques règles absurdes s'il veut ressembler aux locaux.
Et là encore, je précise : "Prière de ne pas prendre au sérieux en tant que véritables conseils de conduite les lignes qui vont suivre, c'est de la blague et c’est dangereux."
Merci de votre compréhension, voire de votre sens de l'humour.
Pour "bien conduire" à Paris, vous devez absolument :
- Vous faufiler comme une anguille entre les files de voiture, bien sûr. Même si elles sont en train de rouler. Même si certaines risquent de déboîter sans clignotant. Même si vous flippez comme un dingue.
- Prendre des sens interdits, des pistes cyclables, des trottoirs. Sinon, pourquoi rouler en deux roues ? Ah oui, les voies de bus aussi, 80 € d'amende. Ma spécialité. Surtout celui du boulevard Magenta.
- Klaxonner autant que les voitures (il n'y pas de raison).
- Téléphoner en conduisant (il n'y a pas de raison - bis), le portable dans le casque, bien calé contre la mâchoire, ou alors avec une oreillette filaire.
- Devenir totalement fou quand les voitures, au lieu de vous laisser passer, font exprès de mal se positionner pour que vous aussi, vous soyez bloqués (les autos sont jalouses des deux roues). Harcelez le conducteur au klaxon pour qu'il se décale et vous laisse passer. Au besoin, explosez un ou deux rétroviseurs pour vous faire comprendre. C'est plus vivant.
- Faire queue de poisson sur queue de poisson (pour saisir la technique, observez les coursiers).
- Vous garer sur les trottoirs (oui, malgré les prunes. Vous êtes Parisien, vous aimez les prunes).
- Déclarer la guerre aux vélos, ces créatures du diable qui grillent tous les feux en vous toisant de haut parce que "eux, ils ne polluent pas". Certes, ils ne polluent pas, mais ils manquent de provoquer 382 accidents par jour grâce à leur façon si spéciale de respecter le code de la route. Ce sont vos ennemis. Ce sont des hyènes. Jetez leur des regards de colère aux feux rouges (ah non, pardon, ils n'y restent jamais).
- Connaître Paris comme votre poche : vous devez pouvoir aller partout par les meilleurs chemins. Sinon vous n'êtes pas un vrai Parisien, et encore moins un vrai deux roues parisien. Ca se travaille. Idem pour les stations d'essence, surtout celles ouvertes la nuit ou le dimanche.
- Ne jamais attacher votre deux roues. Oui, c'est risqué. Mais ça vous saoule. Et puis ça salit les mains.
- Devenir très ami avec votre garagiste. Il va vous devenir plus essentiel encore que votre médecin.
- Maîtriser la conduite sous pluie. Un enfer. Mais on ne va pas prendre le métro pour autant, quelle horreur.
- Sauf, à la limite, en cas de neige (ce qui arrive trois jours max par an ici), utilisez votre scoot jour et nuit, sans jamais l'abandonner. C'est votre double, votre moitié, votre tiers si on compte votre téléphone portable. Utiliser le pour aller au boulot, sortir, aller au sport, chercher le pain.
Les accessoires indispensables du biker parisien
- Un casque modulable (= pas un bol, pas un intégral, mais le modèle où la mâchoire se relève en faisant clac clac). La classe ultime.
- Pas de pare-brise (on ne voit rien dès qu'il pleut - c'est à dire tout le temps - et dès qu'il fait nuit). Mais surtout, c'est laid.
- Un tablier fixé à l'avant du scooter (parce qu'il pleut tout le temps, et qu'il fait souvent froid, et que si vous êtes une fille, les robes vous laissent les gambettes à l’air).
- Un top case de taille conséquente (même si c'est stylé de vous balader avec votre casque à la main, vous serez vite content de vous en débarrasser).
- Une paire de lunettes de soleil (certes parce que vous êtes une star, mais surtout parce qu’en en deux roues c'est indispensable).
- Un plan de Paris (ou l'appli "Maps" de l'iPhone).
- Votre carte grise + permis de conduire (les flics adorent nous arrêter, je ne sais pas pourquoi, tenez-vous prêt aux "contrôles de routine").
- Pour les filles : une paire de talons dans le top case (au cas où vous soyez à plat et que la soirée s'improvise). Idem pour du maquillage, un pull, une bouteille d'eau ... Votre scooter deviendra vite une sorte de mini résidence secondaire, d'où le top case "de taille conséquente" mentionné plus haut.
Bonne route les jeunes !
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Mise à jour le Jeudi, 24 Décembre 2009 10:27 |
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Écrit par Webmaster
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Mardi, 15 Décembre 2009 21:24 |
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Il est fin, racé, chic, sexy, drôle et cultivé. Elle est belle, élégante, mutine, maline, alerte et pétillante. Et pourtant, ils sont seuls. Ces paradoxes appétissants, ce sont les célibataires parisiens. Une espèce répandue, délicate et délicieuse, à consommer tout de suite - ou à emporter. Selon une étude récente, un Français sur trois vit seul aujourd'hui, et à Paris, le chiffre monte à ... près d'un sur deux. Chers amis, le verdict est sans appel. A Paris, le nombre de célibataires explose. Et le nombre de familles monoparentales fait de même. Ici, le célibat est une religion. Déprimant ? Ca dépend pour qui. Car si certains cherchent l'amour stable et la reproduction active en foyer, d'autres se satisfont avec joie de leur solitude à partenaires multiples. Dans tous les cas, la ville est libertine (voire, chanterait Mylène, une catin), et ici, les anneaux de virginité qui font fureur dans l'Amérique profonde font glousser les amoureux de l'amour. A la fois paradis et enfer, Paris offre une multitude de réconforts pour les single-only. Mais pourquoi tant d'oranges sans moitié dans la Ville Lumière ... ? On peut y voir deux raisons majeures. - Le couple, une espèce menacée Comme le dit avec pertinence ma copine Morgane (en couple depuis 7 ans) : "Dur d'être fidèle à un produit dans le plus grand supermarché du pays". En effet, à Paris, surpopulation et effervescence obligent, on brasse et croise plus de monde qu'ailleurs. On sort plus, aussi. De là, point besoin d'être scientifique pour comprendre qu'en toute logique, les tentations se multiplient. Ajoutez à cela le cliché éternel de la capitale française en tant que berceau du romantisme (pas faux, et bien drainé par les films américains), plus le caractère festif, charmeur et fashion du Parisien moyen, vous comprendrez aisément qu'ici, la vie est dure pour le couple lambda. - La joie d'y être célibataire Autre facteur aggravant : la vie est plus douce pour le single ici que dans les autres régions de France. Comme le dit très justement ma copine Sandrine, "Oui, j’aime la vie à Paris, parce que je vis seule. Et quand on vit seul, c’est toujours rassurant d’avoir du monde autour. Dans une maison de campagne, je m’y vois éventuellement avec un mari et des gosses, mais pas seule." Et même sans aller jusqu'à la maison de campagne (car oui, amis Parisiens, entre la cambrousse et la capitale, il y a aussi des villes de taille petite, moyenne ou grande ...), il faut avouer que la cité lumière offre plus de distractions, lieux de sorties variées et moyens de rencontre que ses soeurs de province. Or, nous l'avons déjà dit, le Parisien déteste rester seul. Aussi, quand ils n'ont pas de chéri(e)s, les Homo Parisiani sortent encore plus que d'habitude. Cela satisfait leur instinct de chasseur. Ajoutons enfin que célibataires, ils sont open aux rencontres, et donc, à la nouveauté. Qu'ils adorent. Morgane ajoute d'ailleurs : "Le Parisien aime tellement défricher que ça a l'air d'être valable aussi pour les choses du sexe et du coeur". Possible. Je connais personnellement beaucoup de défricheurs.

◊ Être célibataire à Paris, mode d’emploi
Comme pour tout, le Parisien a sa propre manière d'être célibataire. Pour lui ressembler, il suffit de maîtriser quelques règles de base. Les voici. - Règle N°1 : Aimer vivre seul Pour être un vrai célibataire parisien, clamez votre amour de la solitude. L'essentiel est que l'image que vous dégagiez soit celle de quelqu'un de bien dans sa peau, qui passe son temps dans les expos et les soirées, n'a pas de souci de chaussettes sales qui traînent et brandit sa liberté avec fierté tel Madonna arborant son bracelet de la Kabbale. Indépendance, mon amour. Si vous avez le sang chaud, vous pouvez ajouter quelques allusions salaces à votre vie sexuelle incroyablement mouvementée, ce sera parfait. Coquinou, va. - Règle N°2 : Draguer comme des fous Pour être un vrai célibataire parisien, vous devez séduire, chauffer, papillonner, racoler et chasser en permanence, jusqu'à ce que cela devienne une seconde nature pour vous. Car le Parisien est charmeur ! Cela fait partie de son ADN. Pensez aux exemples les plus célèbres des peoples de Paris : Edouard Baer, Frédéric Beigbeder, Jacques Chirac ou Carla Bruni vous apparaissent-ils franchement comme des exemples de stabilité et de retenue sexuelle ... ? C'est un fait : soyez chauds comme une baraque à frites, il en va de votre certificat de la Ville. - Règle N°3 : Sortir comme des psychopathes Vous allez me dire, cette histoire de sortir tout le temps partout, ça va finir par devenir fatigant. Certes, mais qu'y puis-je ? C'est la réalité ! Là encore, je me dois d'insister : oui, et triple oui, célibataires, vous devez sortir. Les nuits parisiennes sont remplies de singles en ébullition, cherchant votre peau et votre sang frais tels d’affamés personnages de Twilight. Vous les trouverez en clubbant, en dînant, en vernissant, en shoppant, en promenant votre chien, bref, à chaque pas que vous ferez dehors. Mais attention, malheureux : n'allez surtout pas vous fourvoyer dans des lieux infréquentables tels que speed-dating, rallye-datings, after-works avec buffet gratuit, soirées spécial célibataires au supermarché ou autres incongruités mal placées ... ! Jamais, vous entendez, JAMAIS, on ne sort dans des endroits "spécial célibataires". Comble du ringard s'il en est. Non, on sort là où les gens convenables sortent. Au risque de craquer sur quelqu'un en couple, oui, mais pardon, c'est la règle du jeu. Et puis c'est un sport apprécié ici - mais nous en parlerons plus tard. - Règle N°4 : Surfer, oui, mais discrètement On ne va pas se mentir : il y a un paquet de Parisiens sur Meetic, même si les habitants de la Capitale préféreraient s'arracher un bras avec les dents plutôt que de le reconnaître. Le Parigot pur-jus souhaite rencontrer sa moitié (ou du moins, celle de cette nuit) sur le Pont des Arts, la nuit de Noël, par hasard. Ou en terrasse de café au soleil, un matin de printemps. Ou totalement bourré au Montana à 4 h du matin. Bref, il veut du romantisme. Mais comme le romantisme ne fonctionne pas toujours vite et que le Parisien est pressé, et qu'il passe sa vie sur son ordi, hop, il peut déraper sur Meetic. Ou Adopteunmec.com. Ou l'un des centaines de sites de rencontre qui existent aujourd'hui sur la toile. S'il résiste vraiment à ce mode de drague ("Quelle horreur, c'est naze, on dirait un Monop' humain !"), il se contentera de chasser sur les terres de ses amis sur Facebook : à chaque jolie photo, une "friend-request". Efficace, et plus discret. Fourbe, oui, aussi. - Règle N°5 : Être trop cérébral Voici le dernier caractère typique de la célib' touch in Paris. Le cerveau sexuel. Car non, le Parisien et la Parisienne, sous leurs dehors charmeurs, flirteurs et déjantés à la nuit tombée, ne sont pas tant que ça des décoincés de la fesse. Habitués à s'analyser tout le temps, effrayés par leurs congénères, attirés et apeurés à la fois par la nouveauté, écrasés par leur réputation de "gens cultivés à cerveau intégré", les Parigots ont la drague très cérébrale. Trop, de l'avis de pas mal de gens. En résumé, pour être un single parisien, n'ayez pas l’air d’avoir l'humeur à la coquine gaudriole. Maniez avec adresse les tournures élégantes, les références culturelles, le langage codé, les jeux de mots. Tout en étant torride. Feu sous la glace. Et soyez très, très difficile. Parce que vous réfléchissez trop, oui, mais aussi parce que vous êtes exigeants (un caractère très répandu chez les habitants de la capitale). Portraits-types : Elle est froide, distante, hautaine, et attend de celui qui la drague qu'il ait le Q.I de Jean d'Ormesson, le physique de Jean Dujardin et le portefeuille de Bernard Arnault (... elle n’est pas chiante, donc). Lui, il est dragueur, blagueur, tchatcheur, veut une fille « spéciale », « avec de la personnalité», mais fuit pourtant en courant si la demoiselle en face de lui semble avoir de l'humour ou le moindre avis réfléchi sur quelque chose (... il n’est pas préhistorique, donc). Mais malgré tout ceci, en vérité je vous l'avoue : j'aime à la folie la drague du Parisien. Toute en finesse, intelligence et élégance, en jeux de mots, en textos poétiques et torrides, en fleurs. ou restos à bougies Amies parisiennes, partez donc faire un tour en Italie, en Guadeloupe ou même au-delà du périph' et vous verrez si vous ne vous transformez pas en petites coccinelles apeurée par les Mâles Assumés. Bon. Sur ce, je vais adopter un mec ou deux. Bonne soirée !

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Écrit par Webmaster
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Vendredi, 13 Novembre 2009 14:23 |
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Ce blog est destiné à décrypter, analyser, aimer et (légèrement) se gausser du Parigot. Mais pour réellement le comprendre ou lui ressembler, avant de savoir comment il sort, mange, s'habille ou se déplace, il faut bien sûr connaître son identité de base. Qui est-il ? D'où vient-il ? ("Formidable robot, des temps nouveaux ..."). Origine, qualités, défauts, névroses ou superpouvoirs, portrait rapide du Parisien et de la Parisienne 100% pur staïle.
Plus complexe encore que l'actuelle définition du socialisme, l'origine du Parisien reste expressément obscure. Je ne parle pas ici d'une origine lutécienne, gréco-romaine ou moyennâgeuse, mais bien du Parisien d'aujourd'hui, des habitants contemporains de la Ville Lumière. Comment définir le Parisien ? Selon quels critères dire d'une personne qu'elle est "parisienne" ? Parce qu'elle est née ici ? Parce qu'elle connaît la Ville par coeur ? Parce que sa famille y a ses terres depuis 1764 ? Que nenni. Révélation fracassante : LE PARISIEN N'EXISTE PAS. Pas du tout. Un vrai Parisien, n'est jamais vraiment Parisien. Regardez autour de vous, pensez à vous-même, votre famille, vos amis, votre épicier ou vos collègues : il y a de vrais Parigots là-dedans, mais aucun n'a son certificat Fluctuat Nec Mergitur depuis la nuit des temps. Une fois n'est pas coutume, je vais me prendre pour exemple : née au Maroc (mes parents étaient expats là-bas), d'une famille d'origine jurassienne, je vis ici depuis l'âge de 3 ans. J'ai brièvement vécu en Turquie, en Espagne, aux Antilles et en Corse. Mes parents sont originaires de la charmante petite ville de Lons le Saunier. Mon pharmacien est cambodgien, mon épicier tunisien, mon garagiste ukrainien, mon restaurateur préféré libanais, et je vous épargne la diversité culturelle de mes amis. Pourtant, tout ce petit monde est définitivement Parisien. Alors ? Alors Paris est une merveilleuse toile patchwork, un improbable réseau multiculturel, une salsa dévergondée et surmixée brassant tout et n'importe qui. Être Parisien, c'est dans la tête. Et surtout dans le coeur. Après avoir bien réfléchi (ce qui n'est pas chose aisée pour moi), j'en suis venue à une définition double, deux conditions express et sine qua non pour décréter qu'une personne est Parisienne : 1. Vivre à Paris 2. Aimer Paris (et la détester un peu en même temps) Point barre. J'aimerais également citer en troisième condition le bon mot d'une de mes amies (Giulia pour ne pas la nommer), qui, quand je lui ai demandé ce qui qualifiait pour elle le Parisien, a répondu flegmatiquement : "1/ Le fait qu’il n’habite pas en province, 2/ Tant mieux pour lui, parce que la province, il ne sait pas où c’est." Ca se passe de commentaires. --> POUR ALLER PLUS LOIN : QUALITÉS ET DÉFAUTS DU PARISIEN Pour définir le Parisien, il suffit de scruter et inventorier ses caractéristiques principales, positives comme négatives. Les deux prochaines leçons vous présentent en détails les qualités et défauts du Parisien : Côté pile, le chic, le dynamisme, la curiosité, la culture, l'adaptation, la sociabilité, l'inventivité et la "teufitude". Côté face, le snobisme, le chauvinisme, le stress, la "blasitude", la prétention, l'exigence, l'égoïsme et la "coincitude" (... oui, j'aime bien inventer des mots en "-ude"). Pour les connaître en détails, rendez-vous ici : LECON N°9 : LES JOLIES QUALITÉS DES PARISIEN(NE)S LECON N°10 : LES MERVEILLEUX DÉFAUTS DES PARISIEN(NE)S Bon courage !
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Mise à jour le Jeudi, 24 Décembre 2009 09:49 |
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Écrit par Webmaster
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Vendredi, 13 Novembre 2009 14:18 |
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Le Parisien, ce mal-aimé, attire la critique comme un romancier branché les éloges : de façon systématique et presque totalement imméritée. Car peste, diantre, sacrebleu, non, le Parisien n'a pas que des défauts ! (qui sont bien entendu détaillés avec force perfidie dans la Leçon N°10 : Les merveilleux défauts des Parisien(ne)s ). Chic, sociable, festif et curieux, l'habitant de la capitale a aussi des qualités. Découvrez lesquelles. Bien entendu, je vous vois venir. J'entends déjà les esprits chagrins ricaner. Même mon père, qui vit à Paris depuis 30 ans, n'a pas été foutu de trouver une seule qualité potable à ses concitoyens. Pourtant, mon papa est un homme d'intelligence et de culture supérieures. Je vous dis donc à tous : un peu d'impartialité, que diable. Et je défends mon propos. Le Parisien et la Parisienne, ces astres magnifiques, ont très exactement 8 qualités (si j'en oublie, merci de m'envoyer un mail, je rajouterai, pas de problème). Voici lesquelles :
1. LE CHIC Définition : "Allure élégante, prestance, aspect gracieux." Et oui, les Parisiens sont chic. On nous envie dans le monde entier (minimum) notre élégance, cette façon divine que l'on a de s'habiller, se maquiller, parler, se tenir. Oui, les Parisiens sont classieux du dressing. Le Parisien, ou surtout la Parisienne, manque de s'étrangler le foie lorsqu'il ou elle s'aperçoit que non, il n'y a pas de boutique Maje à St Bonnet les Oules, ni même de Paul Smith à Nantes. Demandez à n'importe quel Américain ou Japonais ce qu'évoque pour lui le "chic parisien", et vous le verrez immédiatement tomber en pâmoison tel une midinette adolescente au concert de Tokyo Hotel. Le fait que Coco Chanel ait été une collabo honteuse a été totalement effacé de l'Histoire parce qu'elle a grandement contribué au prestige de la France. C'est dire si l'élégance compte du côté de chez nous. J'aimerais tout de même citer Gilles Martin-Chauffier (rédacteur en chef de Paris-Match), qui, dans son roman "Une vraie Parisienne", écrit ceci : "A 40 ans, les Parisiennes anéantissent le reste du monde. Elles ont trouvé leur coiffure, leur silhouette, leur couturier, leur ton, et elles mènent la chasse à l'âge où les autres encombrent le rayon mémères". Limite, ça me donne très envie d'avoir 40 ans. Je terminerai en disant qu'en fait, le Parisien a tout simplement bon goût. Le problème, c'est qu'il le sait un peu trop.
2. LE DYNAMISME Définition : "Aptitude de quelqu'un, d'un groupe à agir avec allant et énergie ; qualité de leurs actions ; activité, énergie." Pour à peu près tous les habitants de la France, et même la plupart des Parisiens eux-même, le problème majeur de la capitale est son stress permanent. Stress que nous aborderons dans les défauts, mais si j'en parle ici, c'est parce qu'une autre de mes amies (Sandrine, pour ne pas la nommer) a très justement remarqué que le Parisien ayant les qualités de ses défauts, Paris était à cause même de son stress une ville extrêmement dynamique. Vous en conviendrez, voir des gens marcher à 8km/h en téléphonant/fumant/râlant et ne pas supporter le moindre blanc dans leur agenda (métro-boulot-expo-apéro-resto-clubbo-dodo), peut bien être qualifié de dynamisme. En revanche, j'ai peut-être une petite réserve par rapport à la définition Larousse ci-dessus : peut-on parler de "qualité de leurs actions" ... ? Allez, je suis de bonne humeur, on va dire oui.
3. LA CURIOSITÉ Définition : "Qualité de quelqu'un qui a le désir de connaître, de savoir. Désir indiscret de savoir. Besoin de savoir quelque chose." Oui, oui et oui, le Parisien est curieux. Baigné depuis toujours dans un environnement multiculturel, entouré de gens non clonés, perdu dans l'immensité d'une ville qui change de visage à chaque coin de rue, le Parisien de base apprend à muscler une forte et saine curiosité dès son plus jeune âge. Il se trouve que de toutes façons, s'il veut survivre dans cette cité hostile, il est absolument obligé par la loi d'être ainsi curieux : sinon, comment pourra-t-il tout savoir sur tout avant tout le monde ? Car le Parisien est défricheur ! Il lui faut, sous peine de mort sociale, découvrir avant tout le monde le dernier bar qui tue, avoir lu le dernier roman dont on parlera demain, et écrire une thèse sur chaque news fracassante ou insignifiante venant de naître dans sa ville lumière. Pour pouvoir la critiquer ensuite sur le mode ultra blasé de celui qui "trouvait ça mieux avant" (un sport très pratiqué dans la capitale française).
4. LA CULTURE Définition : "Enrichissement de l'esprit par des exercices intellectuels. Connaissances dans un domaine particulier." Alors ça, pardon, vous pouvez tirer à boulets rouges (et bleus et blancs) sur les insupportables habitants de la Capitale, vous pouvez insulter tant que vous le pouvez les pauvres autochtones de la Ville Lumière, mais vous ne leur retirerez pas ça : oui, le Parisien et la Parisienne sont cultivés, bon sang ! Pour la simple et bonne raison qu'ils n'en ont pas le choix, là non plus. Le Parisien n'a en fait aucun mérite à sa culture ... Il en est abreuvé jour et nuit, même s'il s'en fout, même s'il n'en veut pas, même s'il n'y comprend rien. A Paris, on ne peut pas faire trois mètres sans tomber sur un musée, une salle de concerts, une affiche d'expo ou de signature littéraire, une FNAC, une librairie, un monument historique, un disquaire, un centre culturel de n'importe quel pays, un flyer de restaurant exotique, une manif de sans-papier, un militant d'extrême-droite, un épicier d'outre Méditerrannée, un peintre afghan, une boutique tibétaine, un bar brésilien, un ami qui nous parle de la dernière expo du Jeu de Paume, un collègue qui nous vante le dernier Goncourt, ou notre propre mère à genoux devant le centre culturel suédois. Alors le Parisien est, en un sens, pétri de vagues connaissances. Parfois, il fait même semblant d'en savoir plus alors qu'il est seulement informé des gros titres. Souvent, même. Mais ça, on en parlera dans la rubrique "défauts". J'ajouterais avec pertinence (...) que le Parisien est cultivé parce que sinon, il devient la honte de sa Ville. Manquer de culture dans les dîners parisiens, ce serait un peu comme faire le signe de croix dans une synagogue ou rire à un enterrement : une très grave faute de goût. A savoir, le Parisien qui ne "sait" pas quelque chose ne l'avouera jamais : hochant la tête d'un air entendu, répétant ce que dit le voisin ou se taisant comme un résistant en temps de guerre, il arborera une expression impassible, préférant mourir immolé sous la Tour Eiffel que d'avouer son inculture. Il pourra même aller jusqu'à faire un peu d'inutile name-dropping pour faire passer la pilule. Le Parisien aime le name-dropping de noms célèbres plus que sa propre mère. Sauf si celle-ci est célèbre. En nota bene, j'ajouterais que si le mot "culture" faisait ici référence aux choses de la terre et de la nature, forcément, le Parisien perdrait. Puisqu'il adore les fraises en hiver et ne sait pas ce qu'est une blette. Mais passons.
5. L'ADAPTATION Définition : Action de s'adapter à quelque chose. Modifier la pensée, le comportement de quelqu'un pour le mettre en accord avec une situation nouvelle, ou modifier quelque chose pour l'approprier à quelqu'un, le mettre en accord avec quelque chose : Adapter son comportement aux circonstances. Là encore, même avec la pire volonté du monde, vous ne pourrez réfuter le fait que le Parisien s'adapte extrêmement bien aux circonstances de la vie. A peu près pour les mêmes raisons qu'il est obligé d'être curieux ou cultivé, le Parisien vivant dans une cité sans cesse en mouvement, forcé de survivre en milieu über-hostile, n'a aucune peine à changer de bistrot (qui vient de fermer), de quartier (enfin, quand il y est obligé), de travail (il aime ça, et déteste l'immobilisme), de club (tous les 6 mois, la boîte à la mode devient has-been), de conjoint (à Paris, on n'aime pas trop s'éterniser avec le même amour) ... Le Parisien bouge, le Parisien avance, le Parisien ... est instable, oui, aussi. Mais c'est beau. Quant à son adaptation à l'étranger ou en "province", elle est éclatante : comme le disait très justement une autre de mes amies (Isabelle pour ne pas la nommer) : "Le Parisien hors de Paris veut faire le mec qui s'y connaît, à toutes forces. Genre, je vais t'expliquer comment greffer un cerisier et pourquoi la corrida ça se passe à 5h précises." C'est vrai. le Parisien se croit chez lui partout, expert en tout, et ça fait bien marrer les autres Français. Que le Parisien dénigre, de toutes façons. Dans l'hexagone, on n'est rien qu'une grande famille qui s'aime. 6. LA SOCIABILITÉ Définition : Qualité de quelqu'un qui est sociable, qui se lie facilement aux autres et avec qui il est agréable de vivre. Alors bon, certes, en écrivant que le Parisien est sociable, j'ai comme la désagréable impression de me tirer une balle dans le pied, et je vois déjà les mails hystériques des lecteurs de ce blog me criant que le Parigot est tout sauf sociable, que son degré d'amabilité, de liant et d'urbanité avoisine le zéro, et que la mauvaise humeur des habitants de la Capitale est à peu près aussi célèbre que le Sacré Coeur (voire plus). Kamikaze que je suis, je prends pourtant le risque de m'inscrire en faux : pour, encore, les mêmes raisons qu'il est cultivé, ouvert, curieux et adaptable, le Parisien est sociable. Parfaitement. Il vit dans une mégapole de plus de 2 millions d'habitants, avec une densité de 21.000 habitants au km2 ... Et dans sa religion, le réseautage est le premier commandement à respecter, carte de visite en baudrier. Du coup, même s'il ne parle pas à son voisin de palier (une forme de protection, car le Parisien est psychologiquement fragile), il est forcément sociable. D'ailleurs, il ne supporte pas d'être seul (au bureau/au bar/dans son lit) et, comme nous l'avons déjà dit, bourre son planning de rendez-vous de toutes sortes pour ne pas se trouver face à lui-même ou à son psy. Donc, oui, définitivement, le Parisien est ultra sociable. Ce pauvre petit chou solitaire.
7. L'INVENTIVITÉ Définition : Capacité à innover, à inventer, imagination créatrice. Imaginez que vous viviez dans une ville qui bouge tout le temps. Imaginez que dans votre environnement immédiat, ne jamais changer de métier est ringard, vouloir garder le même conjoint est illusoire, rester immobile est un total suicide. Ajoutez à cela que face à un monde stressé, guerrier et totalement fou, vous deviez sans cesse avoir des idées pour surnager, vous battre, sortir du lot. Car le Parisien se doit toujours de sortir du lot, le pauvret. Imaginez en plus que chaque jour, des gens tente de vous écraser, vous piquer votre place (au boulot, au parking, dans le lit de votre femme), de vous prouver leur supériorité. Mixez tout cela dans votre cerveau, et représentez-vous votre vie dans ces conditions. Eh bien, dans ces conditions, croyez-moi, vous aussi vous essayeriez d'être inventifs. Avec plus ou moins de succès, mais c'est l'intention qui compte.
8. LA TEUFITUDE (dite aussi : LE CARACTÈRE FESTIF) Définition : Qui a trait à la fête, réjouissance collective. Bien sûr, c'est inévitable dans ce chapitre traitant des bons côtés du Parigot pur jus : oui, les Parisiens sont accros à la fête ! Oui, ils y sont même très doués ! Par "fête", je n'entends pas seulement "grosse murgeade en boîte de nuit jusqu'au lever du jour", non. J'entends aussi apéros, dîners mondains, aftershows de concerts, vernissages au champagne, anniversaires dans les bars, restaurants arrosés, boustifailles entre amis, cafés du coin et autres réunion de personnes souhaitant se détendre autour d'un verre, d'une assiette ou d'un sound-system quelconque. Ce côté festif est définitivement l'un de ses atouts principaux, et le distingue de par le monde : si vous êtes Parisien et qu'un pote Américain ou Lorrain vient vous voir à Paris, il attendra expressément de vous que vous le traîniez avec entrain et doigté dans toutes les places-to-be de la capitale, vos secondes maisons. Et si vous allez les voir, eux, à Portland ou Epinal, il s'attendra à ce que vous transformiez sa ville tranquille en un feu d'artifice permanent grâce à l'or magique que vous avez au bout des doigts, voire que vous bâtissiez en une heure un club pointu à la sortie du village voisin. Vous êtes pétillant, vous êtes dansant, vous êtes léger comme une bulle de champagne, vous avez le sens de la teuf, du rire, du loisir éthylique et de la drague, bref : vous êtes festif. C'est votre came. Entretenez ce trésor précieux (par exemple en allant voir la Leçon N°6 : Être Parisien(ne) et clubber, ou la Leçon N°7, Être Parisien(ne) et faire semblant de clubber, les leçons sur les restaurants et autres bras étant bientôt disponibles). Bref, soyez le Carlos du XXI° siècle ! Voilà, vous connaissez maintenant les qualités parisiennes sur le bout du clavier, il ne vous reste plus qu'à les travailler nuit et jour. Pour parfaire votre identité lutécienne, vous vous devez aussi de bosser vos défauts, qui avouons-le, feront de vous un plus parfait Parigot que les qualités : vous les trouverez détaillés à la Leçon N°10 : Les merveilleux défauts des Parisien(ne)s.
Bon apprentissage !
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Mise à jour le Jeudi, 24 Décembre 2009 09:52 |
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Écrit par Webmaster
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Vendredi, 13 Novembre 2009 14:10 |
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Je ne sais pas pourquoi, je sens que cette leçon va particulièrement scorer au jackpot de vos coeurs. Le Parisien, cet attachant animal, suscite de par le monde (et surtout la France) d'atroces critiques de son pauvre caractère. Si nous avons pu lister ses côtés positifs dans la leçon précédente (voir la Leçon N°9 : Les jolies qualités des Parisien(ne)s), il est temps désormais de se pencher sur ses défauts. Accrochez-vous, ça va envoyer de la tarte aux pommes. Malgré tout l'amour dont nous sommes capables.
Lorsque j'ai eu l'idée de faire ce blog, étant consciente que, peut-être, je ne détenais pas la vérité universelle sur toute chose, j'ai appelé mes amis au secours. A l'aide d'un petit questionnaire par mail, je leur ai demandé leur opinion sur les habitants de la Ville Lumière. Et bien, vous me croirez si vous voulez, mais la question "Quels sont selon vous les principaux défauts des Parisien(ne)s ?" a particulièrement semblé les exciter. Pas un qui n'ait pas répondu avec une joie perfide sur le sujet. Et, je l'avoue, une certaine justesse. Les défauts des capitaleux, à l'instar de leurs qualités, sont au nombre de 8. Là encore, si vous trouvez que j'en oublie, n'hésitez pas à m'écrire, je serais ravie de parfaire le tableau. Let's go.
1. LE SNOBISME Définition : Admiration inconditionnelle pour les manières, les opinions en vogue dans les milieux tenus pour distingués et qui se manifeste par une imitation servile de leur comportement. Admiration artificielle pour tout ce qui est nouveau, à la mode. Ah oui, évidemment, bien sûr, c'est évident : les Parisien(ne)s sont snobs. A l'affût de la dernière mode, conditionnés par la hype, parfaits petits soldats de la branchitude, amoureux éternels du must-have, des places-to-be et autres commandements de la société comme-il-faut, les habitants de la Ville ne jurent que par les lois de la mondanité. Ce qui s'oppose, bien sûr, à l'ouverture d'esprit et la curiosité mentionnée dans la leçon précédente. Mais le Parisien est un être complexe pétri de paradoxes. La vraie Parisienne potasse le ELLE, et dans le ELLE, on lui dit que le gris est le nouveau noir, que les bas résilles sont pathétiques, qu'il faut boire des smoothies bio et que si elle ne lit pas le dernier Truc, elle peut immédiatement penser au suicide. Le Parisien lit Libé, fuit les lieux branchouilles pour préférer les underground (ce qui est parfaitement interchangeable, et c'est là que sa naïveté est touchante), préfèrerait être décapité place de la Concorde plutôt que de s'habiller à la Redoute et clame partout qu'il s'y connaît en vins. La liste des snobismes parisiens est impossible à faire ici, parce que 1/ Elle est immensément longue, et 2/ Elle change toutes les semaines. Résumons-la en affirmant qu'il y a des choses qui se font, d'autres qui ne se font pas, que les gourous de la société fashion en dictent les règles, et que tout Parisien qui se respecte y obéit aveuglément en faisant croire que c'est lui qui en a eu l'idée le premier. Complexe ? Non, stupide. Mais délicieux, et extrêmement rassurant.
2. LE CHAUVINISME Définition : Patriotisme ou nationalisme exclusif, dénigrant systématiquement tout ce qui est étranger au profit d'une admiration inconditionnelle pour ce qui est national. Attention, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit : le Parisien pur jus ne vote pas extrême-droite ! Non, son chauvinisme à lui, c'est Paris. C'est tellement un pays à ses yeux qu'à l'étranger (voir Leçon N°2 : Être Parisien(ne) à l'étranger ) il ne dit pas qu'il vient de France, mais de Paris. Sa ville, c'est son fils, sa bataille, fallait pas qu'elle s'en aille. Son chauvinisme est tellement exalté qu'il serait prêt à mourir pour la patrie - la patrie n'étant, je vous le répète, pas son pays, mais sa ville. Voire, son quartier... Car, chauvin parmi les chauvins, patriote au carré, cocardier sur-extrémiste, le Parisien défend également une ville dans la ville : son propre arrondissement. Parlez de Belleville à une habitante du XVIème, elle s'étouffera avec ses macarons. Proposez Neuilly à un inconditionnel du Marais ou des quais de Valmy, il ricanera franchement. Mentionnez les Abbesses à un germanopratin, il se jettera illico dans la Seine. Généralement, les Parisiens vouent un amour inconditionnel à leur quartier, qui devient vite une religion. Parfois, ils tentent la délocalisation dans un autre quartier pour flatter leur esprit d'aventure, et là, deux cas de figure : 1. Ils reviennent dans leur ancien chez-eux la queue entre les jambes, 2/ Ils se convertissent à leur nouvel religion tels des Infidèles sous le feu des Croisés pour ne pas perdre la face (un Parisien ne perd jamais la face) et renient avec force leur ancien amour pour chanter les louanges du nouveau. Quant au chauvinisme classique des Parisiens face à ce qu'ils nomment la "province", il n'est même pas besoin d'en parler tant il est évident. La France n'existe que de temps en temps, en congés ou en week-ends, généralement le temps de réaliser combien elle ne vaut pas Paris. Même si elle est bien mignonne avec ses plages, ses petits villages morts et ses attendrissants produits du terroir qui sentent bizarre. NDLR : Afin d'être totalement impartiale sur ce post, j'aimerais tout de même préciser que le chauvinisme n'est pas réservé à la capitale. Dites dans n'importe quelle région française que vous êtes Parisien, et vous vous prendrez immédiatement un regard oblique ou des ricanements en pleine face (si vous êtes dans une région chaude, on pourra également vous jeter des pierres ou des chatons morts). En effet, si le Parisien n'aime pas la "province", celle-ci le lui rend bien, l'accusant de tous les défauts mentionnés ici, voire plus. Elle critique son non-sens de la nature et son mode de vie absurde, sans jamais tenter de le comprendre. Comme susdit dans la leçon précédente, dans l'hexagone, on n'est rien qu'une grande famille qui s'aime.
3. LE STRESS Définition : Agression de l'organisme par un agent physique, psychique, émotionnel entraînant un déséquilibre qui doit être compensé par un travail d'adaptation. Réaction de l'organisme à l'agression subie. Agent qui agresse. Tension nerveuse, contrainte de l'organisme face à un choc (événement soudain, traumatisme, sensation forte, bruit, surmenage). État d'une personne soumise à cette tension. Le Parisien stressé, un pur exemple de pléonasme. Tout habitant de la France (oui, capitale incluse) vous le sort en tout premier lieu lorsqu'il parle des désavantages flagrants de cette ville. Oui, oui, et oui, le Parisien est monstrueusement stressé. Hystérique même sans cocaïne, il arpente sa vie comme on court un 100 mètres haies, risque la fracture du myocarde à chaque douloureuse minute, se plaint sans cesse de ce "rythme de fou", mais ne ralentit pas. Jamais. Car s'arrêter de courir à Paris, c'est la mort. Toujours overbooké, éternellement survolté, paniqué de l'agenda, l'habitant de la capitale poursuit sa fuite éperdue car le Temps est son ennemi N°1. Il fait rimer "stressé" avec "pressé" et, hélas, n'a pas le choix : nouvelles technologies et compétitivité oblige, son mode de vie ne risque pas de s'arranger avec le temps. Posez-le à la campagne, le silence et la lenteur de vivre le paniqueront mieux qu'une attaque de missiles nucléaires. Le stress est sa drogue, l'adrénaline sa vitamine. Pour lui et ses pairs, c'est naturel. En revanche, c'est très, très fatigant pour les autres.
4. LA BLASITUDE Définition : Personne qui pense avoir épuisé l'expérience humaine et qui est dégoûtée de tout. Ouh, mais que les Parisien(ne)s sont blasés ...! C'est l'une de leurs principales caractéristiques, et elle marche main dans la main avec le snobisme. Le Parisien a tout vu, tout fait, tout entendu, et surtout, tout jugé. A noter : il a forcément fait tout cela le premier. L'un de ses adages favoris est d'ailleurs : "C'était mieux avant" (en parlant indifféremment d'un resto, d'un lieu de vacances, voire d'un livre même si celui-ci n'a pas changé d'une ligne, peu importe). Jamais pris en flagrant délit d'ignorance, incapable de se retenir d'avoir un avis définitif sur tout, le Parisien est aussi désabusé de la vie qu'une star dans un grand hôtel de luxe. Il l'exprime d'ailleurs beaucoup (voir la Leçon N°5 : Être Parisien(ne) et s'exprimer ) . Souvent, sa façon de l'exprimer est de râler. Il peste contre tout et tout le monde. Sa mauvaise humeur est un bonheur à observer (sauf quand elle s'adresse à vous). Quand, parfois, à son grand dam, il s'enthousiasme pour quelque chose, c'est parce que ladite chose est 1/ Totalement nouvelle (même la personne qui l'a créée n'est pas encore au courant), et 2/ Totalement hype. mais ça ne dure jamais très longtemps. C'est une question de standing. Pour pousser la réflexion un peu plus loin (soyons fous), je dirais que cette blasitude, au final, entraîne le Parisien à être cynique (définition : "qui fait fi des conventions sociales et morales"). Quand on est revenu de tout, on ne respecte plus grand chose. Or, comme me l'a très justement fait remarquer ma copine Clémence : "Existe-t-il plus belle preuve d'intelligence que le cynisme ?". Et, pour étayer son propos, de citer Serge Gainsbourg, l'un des plus fantastiques Parisiens du monde : "Mon écriture cynique n'est pas un genre mais une vision". Oui, les Parisien(ne)s ont souvent des visions. Il serait juste agréable qu'elles soient toutes aussi bonnes que celles de Serge.
5. LA PRÉTENTION Définition : Attitude de quelqu'un fondée sur une opinion trop avantageuse qu'il a de lui-même. Ce qui, dans quelque chose, reflète la volonté d'en imposer, de montrer une certaine supériorité. Là, je vous donne un bel os à ronger. Le mot "prétentieux" revient particulièrement dans les bouches pleines de fiel qui crachent sur les habitants de Paris. Et, je l'avoue sans fierté, ils n'ont pas tout à fait tort. Découlant logiquement de son snobisme et de sa blasitude, la prétention est à peu près aussi essentielle au Parisien que son café-croissant du matin. Ils sont les plus élégants, les plus cultivés, les plus beaux et les plus forts de toute la planète (on ne mentionne même pas la France des bouseux, hors-catégorie). Mettez dix personnes de dix régions différentes à une table, laissez-les parler cinq minutes, vous trouverez très facilement qui est le Parisien : plus sûr de lui qu'un Bernard Pivot en cours d'orthographe de CM2, il aura étalé tout ce qu'il sait/sait faire/connaît sur le bout des doigts en 49 secondes 12 centièmes. Même les concurrents directs de la Ville Lumière, les Londoniens et autres New-Yorkais (seules villes supportant à leurs yeux une vague comparaison avec Paris) ne leur arrivent pas à la cheville. Les Parisiens savent tout sur tout, point. Il n'existe pas d'autre population au monde possédant leur degré de savoir-vivre ou d'ouverture au monde. Oui, oui, ouverture au monde, vous savez, le monde qui ne leur arrive pas à la cheville et qu'au fond, ils ne voient pas bien l'intérêt de connaître puisque tout est moins bien ailleurs. Bref, en résumé, Paris a la plus grosse quéquette du monde, et l'a d'ailleurs clairement symbolisé en bâtissant la tour Eiffel.
6. L'EXIGENCE Définition : Qui est difficile à contenter ; dur, strict. Qui exige beaucoup de soins, d'attentions. Parce qu'il est persuadé de son bon droit et de son intelligence, le Parisien, je l'avoue de nouveau sans fierté, est en effet assez exigeant. Pour ne pas dire despotique. C'est d'ailleurs souvent comme ça qu'à l'étranger ou en province, avant même d'avoir remarqué sa plaque de voiture ou son accent, on le remarque parmi les autochtones : il n'est jamais content. Le serveur du restaurant ne va pas assez vite, l'hôtel est miteux, la pollution est incroyable dans cette ville (... oui, il ose), les boutiques sont fermées entre midi et deux, la connexion 3G est nulle, les toilettes sont sales, les boites de nuit minables ... La liste des griefs du Parisien en dehors de son territoire est sans fin, mais là où ça devient rigolo (et surtout insupportable), c'est que même dans sa ville chérie, il n'est jamais content ! Tout est bof, voire lamentable. Alors oui, c'est en partie parce qu'il se doit d'être snob et blasé, et nous pouvons aussi mettre son côté râleur sur le compte du stress permanent, mais pas seulement : gâté pourri par sa riche mégapole, habitué à ce que maman-cité accède immédiatement à tous ses désirs, surcouvé par une ville multicadeaux, le Parisien est un enfant gâté, un fils unique détestable, une petite chatte trop léchée. Ce qui nous entraîne directement à la suite : son égoïsme.
7. L'ÉGOÏSME Définition : Attachement excessif porté à soi-même et à ses intérêts, au mépris des intérêts des autres. J'aurais pu appeler ce défaut "égocentrisme", mais ayant beaucoup de tendresse pour Les Bronzés Font du Ski, je préfère citer la réplique suivante : "Quel est le principal défaut de Bernard ? - Il est égoïste !". Oui, Bernard est parisien, atrocement Parisien. Nous sommes tous des Bernard, mais aussi, apparemment, des enfants de 3 à 7 ans si nous en croyons la définition du mot "égocentrisme" par le Larousse : "Tendance à ne considérer que son point de vue et ses intérêts propres. Indissociation, dans le raisonnement, du point de vue propre et du point de vue d'autrui, qui constitue la caractéristique essentielle de la pensée des enfants de 3 à 7 ans." Nous voilà bien. C'est vrai : en termes un peu crus, disons que le Parisien ne pense qu'à sa gueule. Malgré sa certitude d'être bien éduqué, malgré les bonnes manières apprises en famille, malgré ses écoles catholiques ou privées, le Parisien dit à peine bonjour ou merci, ne tient jamais la porte à personne (sauf la jolie fille en jupette) et vole les places de parking sous les yeux du premier arrivé sans vergogne. Il annule ses dîners en dernière minute (et encore, quand il pense à le faire), a la flemme d'aider la vieille du 7e à monter ses courses, fait pousser ses dents jusqu'en-dessous du plancher au boulot pour sonner le glas de ses collègues, pourrait tuer de sang-froid pour obtenir un poste-une femme-le dernier sac Chanel en soldes, bref, un animal, une bête, un monstre. Peut-être trouvez-vous que le trait est ici exagéré. Moi aussi. Mais je vous assure, c'est comme ça que nous voient les non-parisiens qui montent à la capitale. Je sais, ça fait turbo-froid dans le dos.
8. LA COINCITUDE (un néologisme explicite) Définition : / (Bizarrement, je n'ai pas trouvé ce terme dans le Larousse). Gardons le plus rigolo pour la fin : les Parisien(ne)s sont d'un coincé ...! Tout sauf détendus des chakras ,totalement culs-cousus (j'aime beaucoup cette expression), le Parisien et la Parisienne se veulent dévergondés, spirituels, fous, aventureux, libres, mais soyons francs, ce n'est qu'une piètre façade. Surprotégés par leur petit monde magique, à l'abri de leur périphérique, les Parisiens sont absurdement contractés de la fesse. Chez Castel, au bureau ou dans le bistrot du coin, ils la ramènent comme des porcs ayant trouvé une truffe. (or, chez Castel, on trouve pas mal de truffes) Mais hors de leur territoire habituel (même sans aller loin, ça peut être la rue d'à côté), les voilà taiseux, apeurés, méfiants, et clairement dépourvus de toute spontanéité. J'ai fait du back-pack quelques mois en Asie (... oui, je me la raconte à mort, c'est normal, je suis une sale Parisienne), et croyez-moi, je repérais les Parisiens au premier coup d'oeil. Ils ont peur des araignées, peur de manger quelque chose de sale, peur d'être malade. N'ont pas envie d'aller dans ce bar parce qu'il a l'air mal famé. Ne veulent pas trop parler au monsieur qui porte des dread-locks parce qu'il a l'air bizarre. Sans aller jusqu'au road-trip, emmenez un Parisien dans une soirée parisienne hors de son cercle habituel : le lion prétentieux pourrait magiquement se changer en petite chose bêlante. Et, sans alcool, bon courage pour le dévergonder. Non, c'est un fait, le Parisien n'est pas roots. Le monde extérieur lui fait peur, et plutôt que de l'avouer, sa défense est simple : il n'aime que Paris, alors, pourquoi aller voir trop longtemps ailleurs ? NDLR : Cette "coincitude anti-roots" concerne, bien entendu, certains arrondissements plus que d'autres. Neuilly, le 7e et le 16e (voire le 15e aussi) peuvent directement se sentir très, très visés. Les 19 et 20e, bien sûr, peuvent se rouler un blaz tranquille, ils ne sont pas trop concernés. De rien. Je voudrais terminer ce long post en disant que tout ça, c'est n'importe quoi. Je n'en pense pas un mot. Des habitants de la Creuse (je soupçonne même l'un d'entre eux d'être originaire du Lot-et-Garonne) m'ont mis un flingue sur la tempe et obligée à écrire sous leur abjecte dictée. Je vous demande donc de m'excuser pour cette immonde loghorrée. Et pour vous rassurer, vous propose d'aller consulter la Leçon N°9 : Les jolies qualités des Parisien(ne)s. Merci de votre compréhension. NDLR : Toutes les définitions citées sont tirées du dictionnaire Larousse, qui n'est pas le plus mauvais de sa catégorie.
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Mise à jour le Jeudi, 24 Décembre 2009 09:55 |
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L'auteur
Journaliste, 30 ans, vivant ici depuis la nuit des temps, j'ai tous les travers de la parfaite Parisienne, et, bien entendu, presque toutes les qualités aussi. C'est dire si j'ai les compétences pour écrire ce blog. Enfin l'envie, surtout.
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