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Hier soir, c’était l’opening officielle du Bus Palladium, alias la salle que même pas en rêve t’aurais choisie pour faire une soirée ces dernières années (s’il te plaît, ne mens pas).
Repris entre autres par Benjamin Patou, avec Cyril Bodin à la direction artistique (alias monsieur rock-électro-pêche-d’enfer-et-idées-canons), le Bus va peut-être nous faire migrer dans le nord - ce que n’a pas réussi à faire Moune, on ne va pas se raconter de salades.
Pourquio l’enthousiasme ?
D’abord parce que le lieu, et surtout son atmosphère : plusieurs étages, une déco vintage-chic, des espaces adroits (salon, resto, club, scène, chambrettes, fumoir, …), une ambiance maison de campagne classy où l’on croise ici un piano, là un papier peint bibliothèque ou fleuri, un flipper, un canap’, des tables dépareillés, un lustre, un backgammon, une guitare, un recoin sombre … Avec pour le détail des toilettes ayant leur propre programmation musicale, une baignoire en guise de lavabo (Le Derrière es-tu là ?) et des icônes religieuses appelant au recueillement sur le trône. Bref, un parfait achèvement de la tendance “comme à la maison” + “vintage dark” qui sévit avec bonheur depuis quelques années à Paris. Yummy.
Ensuite et surtout parce que la prog’ : le Bus était le repère sixties des fans de rock, il va le redevenir. Tous les soirs en salle, des concerts attendus, et au resto, un son concocté par Yarol Poupaud. On prévoit des soirées ultra rock bien entendu, des envies frenchy (plutôt original comme volonté, on a hâte de voir), du clubbing pur, du Nico Ullmann on stage … Plus de détails ici : www.lebuspalladium.com
Hier soir, c’était Louis Bertignac qui ouvrait le bal, crinière immaculée déchainée, foule transportée, talonné de près par les inénarrables Airnadettes, rois de la musique aérienne. Evidemment, tous les nocteux étaient là, de Rasmus à Harvey en passant par Yan Ceh, les rockeux aussi (Yarol, Eudeline, I am un chien, You! …), sans oublier quelques people perdus (M, Sacha Bourdau, Patrick Bouchitey, ou … Bernard de La Villardière, mais ouais gars, envoie).
On a bu, visité, dansé, chanté, rigolé, et en sortant, on était tout étonnés de se retrouver dans le 9e. Mais pourquoi pas, après tout. A suivre de près cet été.
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